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LE PIERCING
Le piercing est un
acte qui a des origines tribales d'un peu partout dans le monde et d'époques
différentes. En effet, dans bien des sociétés primitives, on a utilisé les
bijoux corporels, tout comme le tatouage ou les scarifications, soit pour des
raisons purement esthétiques, soit de manière rituelle pour affirmer son
appartenance à une classe particulière. En
Occident, ces pratiques ne sont réellement "en vogue" que depuis la fin des
années 80' : d'abord aux USA dans le milieu gay, puis en Europe dans le milieu
artistique. La
popularisation du piercing a moins de 20 ans et c'est grâce à de nombreuses
personnalités telles que la provocante Madonna en passant par Jean Paul Gaultier
que l'on doit l’essor du piercing auprès du grand public. Jean-Paul Gaultier a
été un des premiers à nous faire découvrir le piercing en France (au environ de
1993) par l'intermédiaire de ses défilés. Le piercing était à l'époque considéré
comme une pratique marginale et sado-masochiste !
Aujourd'hui, le phénomène a pris de l'ampleur et il touche de plus
en plus de personnes, de tous milieux et de tous âges. En règle générale, on se
fait percer par coquetterie. Cette pratique n'est plus "réservée" à une tranche
marginale de la population.
L'histoire de l'emplacement des piercings :
Nez : Son origine date d' il y a
4000 ans, au Moyen Orient. Il s'est répandu en Inde et au Pakistan au 16e siècle. En Amazonie on trouve
également des hommes portant des plumes dans le nez. Dès les années 1960-70, il
fut adopté par les Hippies et les Punks. Septum : Son origine vient des
Papous et d'autres tribus très anciennes. Autant les hommes que les femmes se
perçaient la cloison nasale pour y passer des bijoux en os, ou en corne.
Langue : Dans les temples aztèques
et mayas, les prêtres se perçaient la langue lors de rituels pour communiquer
avec les Dieux. Ce piercing permettait également d'empêcher les mauvais esprit
de pénétrer le corps par l'absorption de
nourriture. Lèvre/Labret : Les eskimos, les tribus africaines ainsi
que sud-américaines s'ornaient les lèvres de bijoux en os, ou en bois pour
séduire. Les femmes africaines portaient des plateaux sur la lèvre pour exciter
les hommes. Sein : Le piercing au sein était
considéré comme signe de force, de virilité, d'endurance. Les Romains se
perçaient les mamelons pour tenir leurs capes et pour montrer leurs haut grades.
En 1890, se sont les femmes qui se sont mises à porter des anneaux aux seins,
pour embellir leurs décolletés. Nombril
: La première trace du piercing au nombril remonte aux Égyptiens où le
bijou en or massif était porté par les gens des hautes castes (les pharaons) en
signe de pureté. Surfaces : Les piercings de surfaces
sont le résultat de "performances", de gens qui ont voulu tester le piercing et
aller plus loin... Les premières "performances" remontent aux années 70-80, dans
le milieu Underground.... Les génitaux féminins : Le piercing des petites
lèvres était pratiqué chez les esclaves des romains pour les empêcher d’avoir
des rapports sexuels, les deux lèvres percées étaient reliées ensemble par un
anneau. Les génitaux masculins : L’ampallang est un piercing
rituel de passage à l’âge adulte chez les Dayaks de Bornéo. L’apadravka est
originaire d’Inde et il est mentionné dans le Kama Sutra. Le frenum était
pratiqué chez les moines pour interdire toute pratique sexuelle, on leur plaçait
un cadenas à la base du gland. L’hafada est originaire des pays arabes, et le
guiche, du sud du pacifique. Enfin, le Prince Albert comme son nom l’indique,
viendrait, d’après la légende, du mari de la Reine Victoria, qui portait un
anneau au bout du gland, qui passait par l’urètre et ressortait à la base du
filet.
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